Arrêté le mercredi 25 mars à son arrivée à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle de Paris, l’artiste congolais Gims a finalement été mis en examen pour blanchiment aggravé à l’issue de ses 48 heures de garde à vue, selon des informations judiciaires rendues publiques.
L’enquête porte sur des soupçons de blanchiment d’argent en bande organisée. Les autorités judiciaires s’intéressent à des fonds issus d’activités présumées illégales qui auraient été réintroduits dans des circuits économiques légaux. Le montant global concerné par l’enquête est estimé à environ 320 millions d’euros, soit plus de 209,9 milliards de FCFA.
Au cœur du dossier figure un projet immobilier de luxe situé à Marrakech, comprenant une centaine de villas et évalué à près de 100 millions d’euros (65,5 milliards de FCFA) de chiffre d’affaires potentiel.
Dans le cadre des mesures judiciaires décidées par le juge d’instruction, l’artiste a été placé sous contrôle judiciaire. Il devra verser une caution fixée à 1,5 million d’euros avant le mois de septembre 2026. Il lui est également interdit d’entrer en contact avec une quinzaine de personnes impliquées dans l’affaire. En revanche, la justice n’a pas prononcé d’interdiction de sortie du territoire, permettant ainsi à l’artiste d’assurer ses engagements professionnels, notamment un concert prévu ce dimanche 29 mars à Abidjan. À ce stade de la procédure, Gims demeure présumé innocent des faits qui lui sont reprochés.