Sénégal : la croissance attendue à 2,5 % en 2026, freinée par le repli des hydrocarbures

par la rédaction
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La dynamique économique au Sénégal, devrait marquer un net ralentissement en 2026. La croissance du PIB est projetée à 2,5 %, contre 6,7 % en 2025, selon un document du Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération du Sénégal publié le 8 avril et intitulé « Développement économique récent et perspectives ». Cette décélération s’explique principalement par la baisse de la contribution du secteur des hydrocarbures après une année 2025 marquée par une production soutenue.

Hors hydrocarbures et agriculture, la croissance est attendue à 3 % en 2026, un niveau inférieur aux 5,5 % initialement prévus dans la loi de finances. Ce ralentissement prolonge la tendance observée en 2025, où la croissance globale avait reculé à 1,6 %, mais atteignait 2,3 % hors activités extractives et 2,9 % en incluant l’agriculture.

Du côté de l’offre, l’activité économique devrait être tirée principalement par le secteur primaire, dont la croissance est estimée à 4,8 % après 7 % en 2025. Le secteur tertiaire poursuivrait sa progression avec une hausse de la valeur ajoutée de 2,8 %, contre 2,5 % un an plus tôt. En revanche, le secteur secondaire afficherait une croissance limitée à 1 %, fortement pénalisée par le recul du sous-secteur des hydrocarbures, après une expansion exceptionnelle de 16,7 % en 2025.

Le secteur tertiaire contribuerait à hauteur de 1,4 point à la croissance en 2026, contre 1,3 point l’année précédente. Du côté de la demande, l’ensemble des composantes devrait évoluer positivement, soutenant l’activité économique. Les exportations sont attendues en hausse de 1,6 %, la consommation finale progresserait de 3,4 % et l’investissement de 3,7 %. Les importations augmenteraient quant à elles de 4,5 %, traduisant une demande intérieure dynamique.

À moyen terme, les perspectives restent orientées à la hausse. Les autorités sénégalaises tablent sur un maintien du déficit budgétaire à 3 % du PIB, combiné à une stratégie d’endettement davantage tournée vers le marché régional. Cette orientation devrait contribuer à améliorer la soutenabilité de la dette publique.

Par ailleurs, l’élargissement de l’assiette fiscale vise à porter les recettes fiscales entre 20 % et 25 % du PIB, afin de financer les investissements sur ressources internes et de mobiliser davantage le secteur privé, en cohérence avec la vision économique à l’horizon 2050. Dans ce cadre, la croissance hors hydrocarbures devrait progressivement s’accélérer, passant de 3 % en 2026 à 6 % à l’horizon 2031.

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