Lutte anti-blanchiment : la Côte d’Ivoire à un pas de quitter la liste grise du GAFI

par la rédaction
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La Côte d’Ivoire pourrait quitter la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) dès octobre 2026. Les avancées enregistrées dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme renforcent l’optimisme des autorités ivoiriennes et des responsables du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA).

À l’occasion de la 45ᵉ réunion plénière de la Commission technique du GIABA, ouverte le 21 mai 2026 à Abidjan, les responsables de l’institution ont évoqué une possible sortie du pays de la liste grise du GAFI dès octobre prochain.

Le Directeur général du GIABA, Edwin Harris Junior, a indiqué qu’une mission pourrait être envoyée en Côte d’Ivoire après la plénière prévue en juin 2026 à Paris afin d’évaluer les progrès réalisés par les autorités ivoiriennes.

Selon lui, les avancées enregistrées dans la mise en conformité du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme renforcent les perspectives d’une décision favorable lors de la plénière d’octobre 2026.

Cet optimisme est également partagé par les autorités ivoiriennes. Représentant le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Moussa Sanogo a salué le rythme des réformes engagées par le pays pour répondre aux insuffisances relevées par le GAFI.

Depuis l’adoption, en mai 2023, du rapport d’évaluation mutuelle du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, plusieurs réformes institutionnelles et réglementaires ont été engagées dans différents départements ministériels et structures publiques.

Les autorités ivoiriennes estiment que ces mesures traduisent la volonté du pays de renforcer son dispositif de prévention et de répression de la délinquance financière. Les réformes entreprises ont notamment permis d’améliorer la conformité technique du dispositif ivoirien avec les standards internationaux établis par le GAFI, mais aussi l’efficacité opérationnelle des mécanismes de contrôle et de surveillance.

Dans le cadre de cette dynamique, la Côte d’Ivoire a soumis au GIABA son troisième rapport de suivi, adopté par procédure écrite lors de cette plénière. Selon les autorités, le pays atteint désormais un niveau de conformité ou de large conformité pour 39 des 40 recommandations du GAFI.

L’inscription d’un pays sur la liste grise du GAFI entraîne généralement une surveillance renforcée des transactions financières internationales et peut affecter l’attractivité économique ainsi que les relations avec certains partenaires financiers internationaux.

Une éventuelle sortie de cette liste constituerait ainsi un signal important pour les investisseurs et les partenaires économiques, dans un contexte où la Côte d’Ivoire poursuit ses efforts pour renforcer la transparence financière, la gouvernance et la crédibilité de son système de lutte contre les flux financiers illicites.

FED

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