La Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) a officiellement lancé NimbaPay, le nouveau Système de paiement instantané et inclusif (SPII), marquant une étape importante dans la modernisation des infrastructures financières du pays. La cérémonie, organisée au siège de la Banque centrale à Conakry, s’est déroulée en présence du Premier ministre, Amadou Oury Bah, du gouverneur Karamo Kaba, de membres du gouvernement ainsi que des principaux acteurs du secteur bancaire et de la monnaie électronique.
Développé en seulement six mois, NimbaPay repose sur une infrastructure publique numérique permettant des transactions instantanées, sécurisées et interopérables entre banques, établissements de monnaie électronique et institutions de microfinance. Pour la Banque centrale, ce nouvel outil doit contribuer à démocratiser l’accès aux services financiers numériques tout en renforçant l’efficacité des paiements au sein de l’économie guinéenne.
Soutenu par des partenaires techniques tels qu’AfricaNenda et la Fondation Mojaloop, le système s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation économique portée par le programme Simandou 2040. Au-delà de la réduction des coûts de transaction, NimbaPay vise à stimuler l’innovation, favoriser l’inclusion financière et préparer l’intégration des paiements transfrontaliers, en cohérence avec les ambitions d’intégration économique du continent.
Tout en saluant cette avancée, le Premier ministre Amadou Oury Bah a appelé à la vigilance face aux risques liés à la cybercriminalité. Il a insisté sur la nécessité de renforcer les dispositifs de cybersécurité afin de garantir la fiabilité des infrastructures numériques et de préserver la confiance des utilisateurs.
Avec le lancement de NimbaPay, la Guinée rejoint les pays africains qui investissent dans des systèmes de paiement modernes pour accompagner la digitalisation de leurs économies. Un chantier stratégique qui pourrait renforcer la compétitivité du secteur financier et soutenir durablement le développement des échanges et de l’inclusion financière.
RPM