La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de gestion durable des ressources en eau. En partenariat avec l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), l’organisation tiendra, les 24 et 25 septembre 2026 à Abidjan, la première édition du Forum régional sur l’eau en Afrique de l’Ouest (FREAO).
Placée sous le thème « Valorisons l’eau pour transformer l’Afrique de l’Ouest », cette rencontre ambitionne de faire de la ressource en eau un levier de transformation économique et d’intégration régionale. Lors du lancement officiel de l’événement, le ministre ivoirien des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré, a souligné que le forum vise à fédérer les États de la CEDEAO autour d’une vision commune pour renforcer la sécurité hydrique, consolider la coopération régionale et mobiliser davantage d’investissements en faveur du secteur.
Selon les organisateurs, le FREAO constituera une plateforme d’échanges entre gouvernements, partenaires techniques et financiers ainsi que les acteurs du développement autour de quatre priorités : le nexus eau-énergie-alimentation-environnement, le financement des infrastructures hydrauliques, le genre et l’inclusion sociale, ainsi que la coopération régionale et l’hydrodiplomatie.
Les travaux devraient déboucher sur des recommandations opérationnelles pour accélérer la mise en œuvre de la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) et de l’Objectif de développement durable n°6 relatif à l’accès à l’eau et à l’assainissement. Les États participants entendent également identifier de nouveaux mécanismes de financement pour répondre aux besoins croissants en infrastructures hydrauliques.
L’enjeu est d’autant plus stratégique que l’Afrique de l’Ouest compte 28 bassins hydrographiques transfrontaliers, couvrant près de 71 % de la superficie régionale. Dans ce contexte, une gouvernance concertée de l’eau apparaît comme un facteur déterminant pour soutenir la croissance économique, renforcer la résilience climatique et consolider l’intégration régionale.
RPM