Banque africaine de l’énergie : Helmy Ghazi nommé premier président de l’institution

par la rédaction
0 commentaires

La Banque africaine de l’énergie (AEB) amorce une nouvelle phase de son opérationnalisation. Réunie le 31 octobre à Abuja, au Nigeria, pour sa première assemblée générale, l’institution panafricaine a procédé à la nomination de son premier président, Helmy Ghazi, et à la constitution de son premier conseil d’administration.

Il s’agit là d’un pas important dans la mise en place de ladite. Cette première assemblée générale marque une avancée dans la structuration institutionnelle de cette nouvelle banque, portée par l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO) et la Banque africaine d’import-export (Afreximbank).

Le conseil d’administration constitué à cette occasion réunit des représentants des secteurs public et privé ainsi que des institutions africaines spécialisées dans l’élaboration des politiques publiques. Il aura notamment pour mission d’accompagner les orientations stratégiques et de superviser le développement des activités de l’institution.

Dotée d’un capital autorisé de 5 milliards de dollars, l’AEB ambitionne de mobiliser des ressources auprès des gouvernements, des compagnies pétrolières nationales, des institutions financières et des investisseurs privés. Sa création répond à une préoccupation majeure : faciliter l’accès des pays africains aux financements nécessaires au développement de leurs infrastructures énergétiques, dans un contexte de retrait de certains bailleurs internationaux du financement des hydrocarbures.

L’institution entend soutenir les investissements dans l’exploration, la production, le transport et la transformation des ressources énergétiques africaines. Elle vise également à contribuer au développement des capacités de raffinage et à la réduction de la dépendance du continent aux importations de produits pétroliers.

Après la signature de son accord constitutif en juin 2024 au Caire et l’installation de son siège à Abuja, cette nouvelle étape ouvre la voie à son déploiement opérationnel.

Le principal défi reste désormais de convertir les engagements financiers en ressources effectivement mobilisables et en investissements concrets. De cette capacité dépendra la contribution réelle de la Banque africaine de l’énergie à la sécurité énergétique, à l’industrialisation et à la souveraineté économique du continent.

C.W.

Vous aimerez aussi

Laisser un Commentaire