Côte d’Ivoire : Un ex-responsable de Solibra sous mandat d’arrêt

par la rédaction
0 commentaires

Jugé par défaut au Pôle Pénal Économique et Financier, un ancien responsable de dépôt de Solibra est poursuivi pour un détournement présumé de plus de 105 millions FCFA. Le parquet a requis cinq ans de prison, 318 millions FCFA d’amende et un mandat d’arrêt, tandis que la partie civile réclame le remboursement intégral des fonds disparus, rapporte le journaliste Fernand Dédeh. Verdict attendu le 27 mars 2026.

Ce vendredi 27 février 2026, le tribunal a examiné une affaire de détournement présumé de fonds mettant en cause M. Gnagne D., ancien responsable du centre distributeur agréé Solibra et cadre de la société CTOP. Il gérait le plus important dépôt de Treichville, un poste stratégique dans le dispositif de distribution de la brasserie.

Les faits remontent à son départ en congés annuels. À cette occasion, les responsables de l’entreprise constatent un écart de caisse considérable : 105 202 800 FCFA manqueraient à l’appel dans sa gestion. Attendu à la reprise, l’intéressé ne réapparaît pas. Pendant près de deux ans, il demeure introuvable.

Il est finalement interpellé et placé sous mandat de dépôt le 25 mars 2024. Poursuivi pour abus de biens sociaux et blanchiment de capitaux, il bénéficie d’une liberté provisoire le 21 février 2025. Mais ce 27 février 2026, le prévenu n’était pas présent à l’audience. L’affaire a donc été jugée par défaut.

Le parquet a requis cinq ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende de 318 000 000 FCFA. Selon le ministère public, le juge d’instruction a évalué à 105 000 000 FCFA la somme conservée par le prévenu. « Il y a eu détournement de fonds par une personne ayant la qualité de gérant. Il a détourné les fonds et les a utilisés pour ses propres besoins », a soutenu l’accusation, qui a également demandé l’émission d’un mandat d’arrêt à son encontre.

De son côté, la partie civile réclame la restitution intégrale de la somme détournée, soit 105 204 800 FCFA. Elle a souligné que le prévenu n’aurait pas respecté les conditions de sa liberté provisoire et se serait soustrait aux obligations judiciaires.

À l’issue des débats, le tribunal a mis l’affaire en délibéré. La décision est attendue pour le 27 mars 2026.

Vous aimerez aussi

Laisser un Commentaire