Mauritanie : les nouvelles mesures fiscales dopent les recettes de l’État

par la rédaction
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Les recettes fiscales de la Mauritanie ont dépassé 97 milliards d’ouguiyas (MRO) au cours des 72 premiers jours de l’année 2026, soit environ 39,5 milliards de francs CFA, contre 57 milliards d’ouguiyas (23,2 milliards de francs CFA) enregistrés sur la même période en 2025.

L’annonce a été faite le 16 mars par le ministre des Finances, Codioro Moussa N’guenore, lors d’une rencontre avec les cadres et le personnel de la Direction générale des impôts.

Cette progression notable traduit, selon le ministre, un démarrage solide pour l’année fiscale, avec des performances dépassant les objectifs fixés dans la loi de finances.

Au cours de la réunion, Codioro Moussa N’guenore a salué le travail des équipes de l’administration fiscale, rappelant que la mobilisation des ressources publiques demeure un levier essentiel pour financer les services publics, développer les infrastructures et soutenir les politiques économiques de l’État.

Cette dynamique intervient dans un contexte de réformes fiscales engagées par les autorités mauritaniennes. Parmi les mesures récemment introduites figurent notamment de nouvelles dispositions concernant les transferts d’argent via Mobile Money et le dédouanement des téléphones mobiles.

Ces réformes, destinées à élargir l’assiette fiscale et à sécuriser les recettes de l’État, alimentent toutefois un débat au sein de l’opinion publique. Certains observateurs s’interrogent sur leur impact économique et social, en particulier pour les populations à faibles revenus et les petits opérateurs économiques.

Le ministre a appelé les agents de l’administration fiscale à maintenir des standards élevés de professionnalisme et d’éthique, afin de répondre aux attentes des citoyens et de contribuer aux objectifs du programme présidentiel « Mon ambition pour la patrie ».

Adoptée par l’Assemblée nationale et promulguée en début d’année, la loi de finances 2026 introduit plusieurs réformes visant à moderniser le système fiscal, renforcer la traçabilité des transactions et sécuriser les recettes publiques. Les transactions électroniques et le marché des téléphones mobiles figurent notamment parmi les secteurs ciblés par ces nouvelles dispositions.

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