Georges Amlon, Joël Houndolo, Éric Abraham, Darius Dadé, Fredy Koudahoua, Angela Aquereburu Rabatelle et, plus récemment, Ogoutchina Koundé. En moins d’une décennie, la chaîne de télévision publique béninoise — passée de l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (ORTB) à la Société de radiodiffusion et télévision du Bénin (SRTB) — a connu sept directeurs généraux sous la gouvernance du président Patrice Talon.
Ce rythme de succession traduit une moyenne d’environ dix-huit mois par directeur à la tête de l’audiovisuel public. Une instabilité managériale notable pour un service public stratégique chargé d’assurer l’information et la communication institutionnelle à l’échelle nationale.
Si les motifs des changements de direction varient selon les périodes et les contextes, une constante semble se dégager : la volonté des autorités de maintenir un contrôle étroit sur le secteur de l’audiovisuel public. La télévision nationale apparaît ainsi comme l’une des structures publiques ayant enregistré le plus grand nombre de remaniements à sa direction au cours du régime actuel.
Cette succession rapide de responsables relance le débat sur la gouvernance des médias publics au Bénin, entre exigences de performance, réformes institutionnelles et question de l’indépendance éditoriale. Elle illustre également le rôle que continue d’occuper l’information dans les dynamiques de pouvoir et de gouvernance, où les médias demeurent un levier stratégique majeur.
Sous le règne de Talon, c’est l’unique service public à avoir connu autant de limogeage de Directeur général.