Togo : la GRCRO 2026 lancée à Paris sous le patronage de Faure Gnassingbé

par la rédaction
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Placée sous le haut patronage de Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil du Togo, la troisième édition de la Grande Rencontre des Compliance et Risk Officers (GRCRO) confirme l’engagement des autorités togolaises dans la lutte contre la criminalité financière.

L’annonce a été faite le 12 mars 2026 à Paris, lors du lancement officiel de l’événement qui a réuni près de 200 experts et professionnels de la conformité, en présence de l’ambassadeur du Togo en France, Ouro-Koura Agadazi.

L’intelligence artificielle au cœur des enjeux de conformité

La troisième édition de la GRCRO sera consacrée au thème : « La fraude, la corruption et les infractions sous-jacentes au blanchiment des capitaux et au financement du terrorisme à l’ère de l’intelligence artificielle ».

Ce choix thématique reflète les défis croissants auxquels sont confrontées les institutions financières face aux technologies émergentes. L’objectif est d’outiller les professionnels africains de la conformité et de la gestion des risques face aux nouvelles formes de criminalité financière exploitant l’intelligence artificielle et les outils numériques. Selon les organisateurs, l’édition 2026 introduira plusieurs innovations. Le programme combinera conférences plénières, ateliers pratiques et sessions interactives, avec des démonstrations d’outils technologiques dédiés à la détection automatisée des transactions suspectes.

Des experts internationaux mobilisés

Le lancement parisien a également été l’occasion d’échanger sur les enjeux liés au financement du terrorisme et aux transactions financières internationales. Les discussions ont été animées par Nikada Batchoudi, avocat au barreau de Luxembourg et président de l’Association togolaise des Compliance Officers (ATCO).

Plusieurs experts internationaux ont également partagé leurs analyses, dont : Halim Megharbi, spécialiste de la criminalité financière ; Mustapha Bouzizoua, ancien responsable de la supervision des politiques à HSBC Continental Europe ; Dan Benisty, expert en lutte contre le blanchiment et Olivier Morel, spécialiste des dispositifs de conformité.

Leurs interventions ont permis d’analyser les mutations des schémas frauduleux et les nouveaux défis réglementaires auxquels sont confrontées les institutions financières africaines.

Un contexte réglementaire renforcé au Togo

Ce patronage présidentiel intervient dans un contexte législatif favorable. Début mars 2026, le Parlement togolais a adopté une nouvelle loi relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. Cette réforme vise à renforcer l’alignement du cadre juridique togolais avec les standards internationaux du Groupe d’action financière (GAFI).

Pour les observateurs, la convergence entre ce renforcement législatif et le soutien des autorités à la GRCRO traduit la volonté du Togo de consolider la crédibilité de son système financier auprès des investisseurs et partenaires internationaux.

Lomé au cœur des débats sur la conformité

La rencontre principale se déroulera les 8 et 9 juillet 2026 à l’Hôtel 2 Février Lomé, à Lomé. Ces deux journées réuniront des professionnels de la conformité, responsables des risques, régulateurs et institutions financières autour de sessions plénières et d’ateliers thématiques.

Lors de l’édition précédente, l’événement avait rassemblé 600 participants issus de 42 nationalités, confirmant sa montée en puissance dans l’écosystème africain de la conformité financière.

L’événement est organisé conjointement par le Centre National d’Information Financière du Togo, Africa Compliance Academy, l’Association Togolaise des Compliance Officers et Impluvia.

Les inscriptions sont ouvertes depuis le 12 mars et se poursuivront jusqu’au 12 mai 2026 via la plateforme www.afrikacompliance.com.

Avec cet événement, Lomé ambitionne de s’imposer comme un hub régional de référence dans les débats sur la conformité financière et la régulation des marchés en Afrique de l’Ouest.

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