Décentralisation au Bénin : Un maire désigné perd son fauteuil après 05 jours

par la rédaction
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Installé il y a à peine cinq jours, et déjà investi dans ses fonctions, le maire de la commune de Lalo, Georges Ekpè, a perdu son poste à la suite d’une décision de la Cour suprême.

La haute juridiction, saisie dans le cadre du contentieux électoral relatif aux élections communales de la 5ᵉ mandature, a procédé à une révision des résultats. Sa décision a conduit à l’invalidation de certains sièges précédemment attribués au Bloc Républicain, qui détenait la majorité au conseil communal. À l’issue de cette reconfiguration, l’Union Progressiste le Renouveau (UPR) obtient désormais l’avantage numérique.

Ce renversement de majorité entraîne de facto la perte du fauteuil de maire pour Georges Ekpè et ouvre la voie à la désignation d’un nouveau maire dans les prochains jours, conformément aux dispositions légales en vigueur.

Au-delà du cas spécifique de Lalo, cette situation met en lumière les implications institutionnelles des contentieux postélectoraux sur la gouvernance locale. Elle relance surtout le débat sur l’opportunité de différer les investitures et installations officielles jusqu’à l’épuisement des recours devant les juridictions compétentes, afin d’éviter des revirements susceptibles de fragiliser la stabilité des exécutifs communaux.

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