En mars 2026, trois cargaisons de pétrole brut ont été expédiées sur le marché international, pour un volume total de 2,98 millions de barils, selon les données publiées par le ministère des Énergies et du Pétrole dans son point mensuel.
Ces résultats confirment la bonne dynamique du champ offshore de Sangomar, dont le plateau de production se maintient. Les autorités y voient le reflet des performances du réservoir, de la stabilité des puits et de la fiabilité des installations mises en exploitation.
Dans ce contexte, les prévisions de production pour l’année 2026 ont été revues à la hausse. Elles passent de 28,1 millions à 31,6 millions de barils, soit un relèvement de 3,5 millions de barils par rapport aux estimations initiales. Une révision qui traduit la confiance des opérateurs dans la capacité du site à maintenir un rythme soutenu.
Entré en production le 11 juin 2024, Sangomar s’est rapidement imposé comme un actif stratégique pour l’économie sénégalaise. Sur l’ensemble de l’année 2025, le champ a généré 34,5 millions de barils, consolidant la place du Sénégal parmi les nouveaux producteurs d’hydrocarbures en Afrique de l’Ouest.
Pour le gouvernement, ces performances doivent contribuer à accélérer la diversification de l’économie nationale. Dakar entend faire du pétrole et du gaz un levier de transformation structurelle, dans un environnement mondial marqué par les tensions géopolitiques et la volatilité des marchés énergétiques.
Sur le segment gazier, le projet Grand Tortue Ahmeyim affiche également des indicateurs solides. En mars 2026, quatre cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) ont été exportées, représentant un volume total de 0,66 million de mètres cubes. Le niveau de production demeure élevé et stabilisé, selon les autorités.
L’exploitation de Grand Tortue Ahmeyim a démarré le 31 décembre 2024. Entre janvier et novembre 2025, huit cargaisons de GNL avaient déjà été exportées, pour un volume cumulé de 1,8 million de mètres cubes.