Khuwaylid Capital annonce la réalisation de ses premiers investissements en capital et en quasi-capital structurés selon les principes de la finance islamique, à travers son véhicule Khuwaylid Capital Fund 1 SAS. Une opération qui marque une avancée pour le développement du capital-investissement islamique en Afrique de l’Ouest.
Les premières transactions concernent deux projets au Sénégal. La société prend une participation dans Performics Africa, basé à Thiès, ainsi que dans le Centre de Rayonnement Islamique, pour la création d’un centre de formation professionnelle dédié aux métiers du BTP à Pikine.
Le montage financier combine des instruments de capital et de quasi-capital conformes à la finance participative. Il repose notamment sur la Moucharaka, mécanisme de partenariat en capital, ainsi que sur la Mourabaha pour le financement d’actifs et la Wakala d’investissement, fondée sur un mandat de gestion. Ce schéma permet de financer des activités productives sans recours à l’intérêt.
À travers ces opérations, Khuwaylid Capital introduit une nouvelle classe d’actifs pour les investisseurs régionaux. L’initiative applique les mécanismes de la finance islamique au private equity, un segment encore peu structuré dans la sous-région, alors même que les besoins de financement des PME restent importants.
Le fonds cible prioritairement trois secteurs : l’agro-industrie, l’éducation et la santé. Les premiers projets soutenus s’inscrivent dans une logique de renforcement du capital humain, considéré comme un moteur essentiel de transformation économique et sociale.
L’investissement dans Performics Africa vise à accompagner la consolidation et l’expansion de ses activités d’enseignement supérieur et de formation professionnelle. L’objectif annoncé est de contribuer à la formation et à l’insertion professionnelle de 9 200 apprenants d’ici 2034.
Le financement accordé au Centre de Rayonnement Islamique doit permettre la création d’un centre de formation aux métiers du BTP, notamment la maçonnerie, la plomberie et l’électricité. Le projet cible en priorité les jeunes des zones périurbaines, avec un objectif de 1 800 bénéficiaires formés et insérés à l’horizon 2034.
Ces investissements s’alignent sur Vision Sénégal 2050, qui place au cœur de ses priorités le développement du capital humain, la territorialisation de l’enseignement supérieur et le renforcement de la formation professionnelle.
Pour la Fondatrice et Directrice Générale, Diago Dieye, ces premières transactions confirment que le capital-investissement islamique peut devenir un levier efficace pour financer les PME dans des secteurs stratégiques. Elle souligne également que ce modèle se positionne comme un relais entre la microfinance islamique et le financement bancaire, en apportant du capital patient à des entreprises en phase de croissance.
Avec cette première série d’opérations, Khuwaylid Capital pose les bases d’un marché encore émergent, susceptible d’élargir les sources de financement disponibles pour les entreprises ouest-africaines.