Le Sénégal a honoré par anticipation deux échéances liées à sa dette souveraine en devises, selon des informations rapportées par Bloomberg. Cette opération intervient alors que le pays poursuit ses échanges avec le Fonds monétaire international (FMI) en vue de la conclusion d’un nouveau cadre de coopération financière.
D’après des sources citées par l’agence financière, l’État sénégalais a réglé avant échéance un coupon de 53,75 millions d’euros relatif à une obligation internationale arrivant à maturité en 2037. Un second paiement, portant sur un montant de 38,8 millions de dollars, a également été effectué au titre d’une obligation libellée en dollars dont l’échéance finale est prévue en 2031. Les deux versements auraient été réalisés plusieurs jours avant leur date normale d’exigibilité.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la reprise des discussions techniques entre Dakar et le FMI. Une mission de l’institution de Bretton Woods est attendue dans la capitale sénégalaise à partir de la mi-juin afin de poursuivre les négociations engagées ces derniers mois autour d’un nouveau programme de financement.
Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, avait indiqué devant les députés, le 22 mai dernier, que les autorités espéraient parvenir à un accord sur les principaux points en discussion avec le FMI avant la fin du mois de juin. Les échanges portent notamment sur les perspectives budgétaires, la gestion de la dette publique et les réformes engagées par le gouvernement.
En procédant à ces remboursements anticipés, le Sénégal réaffirme sa volonté de respecter ses engagements financiers vis-à-vis de ses créanciers. Selon Bloomberg, cette démarche est perçue favorablement par les investisseurs, dans un environnement où l’attention des marchés reste focalisée sur les discussions en cours avec le FMI et sur les perspectives de financement du pays.
Depuis la suspension du précédent programme avec le Fonds en 2024, les autorités sénégalaises ont engagé plusieurs mesures destinées à renforcer la transparence des finances publiques et à améliorer la gouvernance budgétaire. Les négociations en cours devraient permettre de définir un nouveau cadre d’appui financier destiné à accompagner les priorités économiques et les besoins de financement de l’État.
RPM