Le forum d’affaires « Inspire & Connect », organisé dans le cadre du sommet Africa Forward à Nairobi, a donné lieu à des annonces d’investissements estimées à 23 milliards d’euros, selon les organisateurs de l’événement. Ces investissements devraient contribuer à la création d’environ 250 000 emplois directs en France et sur le continent africain, auxquels pourraient s’ajouter plusieurs emplois indirects.
Le forum, organisé à l’université de Nairobi, a réuni près de 4 500 participants issus des milieux économiques et institutionnels africains et français. L’événement était coorganisé par Bpifrance, Business France et Proparco, filiales du groupe Agence française de développement (AFD). L’objectif affiché était de renforcer les partenariats économiques entre l’Afrique et la France tout en mettant en avant les initiatives portées par les secteurs privés des deux espaces.
La rencontre a été ouverte par Musalia Mudavadi et le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. Plusieurs responsables économiques africains ont également pris part aux échanges, dont Baïdy Agne, président du Conseil national du patronat du Sénégal et de Business Africa. La cérémonie de clôture a été présidée par Emmanuel Macron et William Ruto.
Selon les données communiquées par les organisateurs, le montant global de 23 milliards d’euros inclut à la fois les investissements africains et français annoncés sur le continent africain. Sur ce total, environ 14 milliards d’euros correspondent à des projets portés par des entreprises, fondations et fonds d’investissement français opérant en Afrique.
Les projets annoncés concernent plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’économie bleue, les infrastructures de transport et de logistique, la santé, le numérique, l’intelligence artificielle, la transition énergétique, l’industrialisation ainsi que les secteurs bancaire et financier.
Ils précisent que les annonces recensées couvrent différents types d’investissements, allant des prises de participation aux partenariats, en passant par les financements en fonds propres, les prêts, les garanties et les subventions. Selon eux, les projets identifiés depuis 2025 répondent à des critères d’impact économique, social et environnemental, avec l’ambition de soutenir le développement durable et la transformation économique du continent africain.
RPM