Selon le Bulletin trimestriel du commerce extérieur, publié par l’INStaD le 11 Février 2026, les échanges du Bénin avec ses partenaires de la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont connu un léger repli au quatrième trimestre 2025. Les importations en provenance de l’espace communautaire s’établissent à 54,4 milliards de FCFA, en baisse de 2,3 % par rapport au trimestre précédent. Dans ce paysage sous-régional, le Nigéria s’impose comme le premier fournisseur du Bénin. Le géant voisin domine largement les flux commerciaux, porté essentiellement par les exportations d’ « huiles de pétrole ou de minéraux bitumineux », évaluées à 27,5 milliards de FCFA. À ces produits énergétiques s’ajoutent les « ciments hydrauliques » (1,1 milliard de FCFA), les « boissons non alcooliques » (0,7 milliard) ainsi que les « autres houilles, même pulvérisées » (0,6 milliard).
Derrière Abuja, le Ghana occupe la deuxième place parmi les fournisseurs du Bénin dans l’espace CEDEAO. Les principaux biens importés depuis Accra concernent les « tubes et tuyaux rigides » (1,3 milliard de FCFA), les « briques, tuiles, tuyaux et éléments similaires en céramique non réfractaire » (0,7 milliard) et le « fil machine en fer ou en acier » (0,7 milliard).
La Côte d’Ivoire complète le trio de tête. Les importations en provenance d’Abidjan portent notamment sur les « insecticides conditionnés pour la vente au détail » (0,9 milliard de FCFA), les « tubes et tuyaux rigides » (0,8 milliard) ainsi que les « articles de transport ou d’emballage en matières plastiques » (0,4 milliard).

La structure des importations met en évidence une forte dépendance énergétique vis-à-vis du Nigéria, tandis que les échanges avec le Ghana et la Côte d’Ivoire se concentrent davantage sur les matériaux de construction, les intrants agricoles et les produits manufacturés.
Malgré la légère contraction observée au quatrième trimestre 2025, l’espace CEDEAO demeure un partenaire stratégique pour le Bénin, tant pour l’approvisionnement en produits énergétiques que pour les biens intermédiaires essentiels à l’activité économique nationale.