Une Conférence panafricaine pour l’égalité professionnelle se tient du 15 au 17 avril 2026 à Abidjan-Marcory. Plus de 150 participants venus d’Afrique et d’Europe y prennent part. Initiée par la coopération allemande (GIZ), en partenariat avec la CGECI, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire et le Ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, cette rencontre vise à renforcer l’intégration de l’égalité professionnelle dans les pratiques des entreprises.
Au cœur des échanges, le projet ProFemme, lancé en janvier 2025 pour soutenir l’autonomisation économique des femmes, notamment à travers l’accès à l’emploi formel, le développement de l’entrepreneuriat féminin et l’amélioration des conditions de travail. Directrice résidente de la GIZ en Côte d’Ivoire, Kirsten Hélène, a souligné que « les inégalités de genre en milieu professionnel restent une réalité persistante », insistant sur la nécessité de structurer davantage le marché du travail face au poids de l’informel.
Au nom du patronat ivoirien, Stéphane Aka Anghui, directeur exécutif de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), a rappelé que « la diversité n’est plus une simple exigence sociale, mais un levier de performance », déplorant que seulement 4 % des entreprises du pays soient dirigées par des femmes malgré une croissance économique soutenue. Les partenaires internationaux ont également mis en avant les enjeux économiques.
Représentant l’ambassade d’Allemagne, Bergman a indiqué que la réduction des inégalités de genre pourrait générer jusqu’à 12 000 milliards de dollars à l’échelle mondiale. Représentant le Ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Traoré Abdoul a rappelé que les femmes constituent 59 % de la population active en Côte d’Ivoire, tout en restant majoritairement dans l’informel, appelant à accélérer la mise en œuvre de la politique nationale genre 2024-2030.
Dans une intervention vidéo, Marie-Thérèse Bois a insisté : « Il est essentiel d’intégrer pleinement les femmes dans les stratégies de développement des talents en Afrique », appelant à des actions concrètes et mesurables.