Johannesburg, la capitale Sud africaine a abrité le samedi 31 janvier 2026, une rencontre sur l’avenir du financement du développement en Afrique. À l’initiative du ministre sud-africain des Finances, Enoch Godongwana, et du président de la Banque africaine de développement (BAD), Dr Sidi Ould Tah, des dirigeants financiers de premier plan se sont réunis pour faire progresser la Nouvelle architecture financière africaine (NAFA).
Face aux difficultés des économies africaines à mobiliser les capitaux nécessaires pour réaliser les investissements nécessaires pour une croissance inclusive et durable, l’Afrique du Sud et la BAD misent sur la NAFA : un cadre systémique de coordination, destiné à aligner les différentes sources de capitaux. Elle vise à transformer la perception et la gestion du risque africain, et à canaliser les financements vers des projets structurants à long terme. Et c’est ce qui a motivé la réunion du 31 janvier 2026.
L’objectif du rendez-vous de Johannesburg est de sortir d’une logique de transactions fragmentées pour bâtir une architecture cohérente capable de soutenir les ambitions de développement du continent. Dans son intervention, le président de la Banque africaine de développement, Dr Sidi Ould Tah, a insisté sur un changement de paradigme.
Gagner en confiance par la discipline
La réduction du coût du capital en Afrique passe moins par des opérations isolées que par une transformation disciplinée et collective des risques. Cette approche, pour le Président de la BAD, permettrait de restaurer la confiance des investisseurs, d’allonger les maturités de financement et de débloquer des volumes d’investissements compatibles avec les besoins réels de l’Afrique.
Prioriser les besoins des populations
Cette position d’ancrage stratégique pourrait faciliter la mobilisation de capitaux locaux et internationaux au service des priorités africaines. Pour le ministre Enoch Godongwana, cette refondation de l’architecture financière africaine doit impérativement s’inscrire dans une logique d’inclusion. Il a souligné la nécessité de placer les femmes et les jeunes au cœur de cette transformation. Pour lui, aucun modèle de croissance ne saurait être durable sans leur pleine participation.
À travers la NAFA, l’Afrique entend bâtir un modèle de croissance plus résilient, plus équitable et mieux adapté aux défis contemporains.