Lutte anti-corruption en Côte d’Ivoire : la HABG se dote d’un guide pour renforcer l’identification des infractions

par la rédaction
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La Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG) poursuit le renforcement du dispositif ivoirien de lutte contre la corruption. L’institution a procédé, mercredi 13 mai 2026 à Abidjan, à la remise officielle du Guide d’identification des actes de corruption et infractions assimilées, en présence des acteurs de la chaîne pénale, des partenaires techniques et des représentants institutionnels.

La cérémonie a été présidée par le président de la HABG, Épiphane Zoro Bi Ballo, aux côtés du directeur du projet Bonne Gouvernance II de la GIZ, Philipp Wiederspahn. Ce document, élaboré avec l’appui technique de la coopération allemande, vise à fournir un cadre opérationnel aux institutions impliquées dans la prévention, la détection et la répression des infractions liées à la corruption.

Selon la HABG, ce guide a pour objectif de renforcer les capacités des magistrats, enquêteurs, avocats et autres acteurs engagés dans la lutte contre la criminalité économique et financière. Il doit également permettre une meilleure harmonisation des pratiques et une compréhension commune des infractions de corruption.

Dans son intervention, Épiphane Zoro Bi Ballo a indiqué que cette initiative traduit la volonté des autorités ivoiriennes de moderniser les outils de gouvernance publique et d’adapter les mécanismes de contrôle aux nouveaux défis liés à la corruption et aux flux financiers illicites.

Le président de la HABG a insisté sur la nécessité de renforcer continuellement les capacités des institutions nationales face aux exigences internationales, notamment celles liées aux standards du Groupe d’action financière (GAFI) et aux différentes évaluations auxquelles les États sont soumis.

Fruit d’un processus participatif, le guide a été élaboré à travers plusieurs ateliers techniques organisés à Yamoussoukro avec la contribution de magistrats, d’experts nationaux et internationaux ainsi que des services d’enquête. Les travaux ont permis d’intégrer les réalités opérationnelles du terrain tout en alignant le contenu sur les standards internationaux de lutte contre la corruption.

Pour les autorités ivoiriennes, cet outil doit contribuer à améliorer la qualité des enquêtes, faciliter les poursuites judiciaires et renforcer la coordination entre les différentes institutions impliquées dans la gouvernance publique.

Selon Épiphane Zoro Bi Ballo, l’enjeu réside désormais dans l’appropriation effective du guide par les différents acteurs afin d’en faire un véritable instrument d’efficacité dans la lutte contre la corruption en Côte d’Ivoire.

RPM

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