Lutte contre le blanchiment : le GIABA inaugure en Côte d’Ivoire un centre d’information pour les pays francophones et lusophones

par la rédaction
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La Côte d’Ivoire renforce son positionnement dans l’architecture régionale de lutte contre la criminalité financière. Le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a procédé le 12 août 2026 à Abidjan à l’ouverture officielle du nouveau siège du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA).

Situé à Abidjan, dans la commune des Deux-Plateaux, ce centre moderne doit servir de plateforme régionale de formation, de coopération et de partage d’expertise en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Lors de la cérémonie, le ministre a souligné que la mise à disposition de ces infrastructures traduit la volonté du gouvernement ivoirien d’accompagner les efforts du GIABA dans la prévention de la criminalité financière et le renforcement des mécanismes de conformité dans l’espace CEDEAO.

Le projet s’inscrit dans le cadre de l’accord de siège signé entre la Côte d’Ivoire et le GIABA en mars 2014 à Yamoussoukro, conformément aux décisions de la CEDEAO visant à créer deux centres régionaux d’information : l’un à Lagos pour les pays anglophones et l’autre à Abidjan pour les pays francophones et lusophones.

Adama Coulibaly a également rappelé que l’appui technique du GIABA a contribué à la mise en œuvre du plan d’action adopté en octobre 2024 pour renforcer le dispositif ivoirien de lutte contre le blanchiment de capitaux, dans le respect des exigences du GAFI.

Le directeur général du GIABA, Edwin Harris Junior, a salué l’engagement des autorités ivoiriennes et estimé que ce nouveau siège renforcera les capacités régionales de prévention et de lutte contre la criminalité transnationale.

Pour le président de la CENTIF Côte d’Ivoire, le général Idrissa Touré, ce centre doit impulser une nouvelle dynamique fondée sur la recherche, la coopération et l’action opérationnelle. Il est appelé à devenir un outil régional de sensibilisation, de formation, de documentation et d’échange d’informations au service des États francophones et lusophones de l’Afrique de l’Ouest.

Dans un contexte de montée des flux financiers illicites et de renforcement des exigences internationales en matière de conformité, l’installation de ce nouveau siège consolide le rôle d’Abidjan comme l’un des pôles régionaux de la gouvernance financière et de la lutte contre le blanchiment dans l’espace ouest-africain.

RPM

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