Face à un déficit infrastructurel persistant qui freine l’industrialisation du continent, l’Union africaine et les États-Unis ont lancé un nouveau mécanisme de concertation destiné à stimuler l’investissement privé dans des projets stratégiques alignés sur l’Agenda 2063.
Alors que l’Afrique peine à combler ses besoins en infrastructures, évalués par la Banque africaine de développement entre 130 et 170 milliards de dollars par an, l’Union africaine et les États-Unis entendent renforcer leur coopération. C’est dans ce contexte qu’a été lancé, le mercredi 28 janvier 2026, le « Strategic Infrastructure and Investment Working Group » (SIWG), à l’issue d’un échange entre le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, et le secrétaire d’État adjoint américain Christopher Landau.
Le nouveau groupe de travail vise à créer une plateforme d’échanges entre hauts responsables et experts techniques des deux parties. Ce, afin d’identifier et de promouvoir des opportunités d’investissement dans des projets d’infrastructures soutenus par l’Union africaine.
L’objectif affiché est de favoriser des infrastructures de qualité, capables de soutenir le commerce, de renforcer les chaînes logistiques et d’accompagner la transformation numérique du continent.
Selon le département d’État américain, ces investissements « tireront parti de l’autorité et de l’expertise de l’UA, ainsi que des capitaux américains et des outils financiers innovants, pour développer des chaînes d’approvisionnement en minerais et matières premières essentielles, des corridors de transport, des réseaux énergétiques et l’harmonisation réglementaire ».
La BAD rappelle que le déficit d’infrastructures constitue l’un des principaux freins à l’industrialisation africaine. Le continent n’y consacre que 4 % de son PIB, contre 14 % en Chine. Combler cet écart pourrait permettre d’augmenter la croissance annuelle du PIB africain de deux points.