Burkina Faso : 2,6 milliards FCFA de la coopération suisse pour renforcer la formation professionnelle et l’emploi des jeunes

par la rédaction
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Le Ministère de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique (MESFPT), le Patronat burkinabè et la Coopération suisse ont conclu un accord tripartite le 17 février 2026 pour financer le Projet de Renforcement de la Formation et de l’Insertion Professionnelles des Jeunes et des Femmes (PREFIP-JF). Dotée d’une enveloppe de plus de 2,6 milliards de FCFA, cette initiative ambitionne de mieux aligner les compétences des apprenants sur les besoins réels du marché du travail et de favoriser une insertion professionnelle durable.

Un partenariat public-privé pour répondre aux défis de l’emploi

Placée sous le leadership du Professeur Moumouni Zoungrana, la signature de cet accord marque une étape clé dans l’engagement du secteur privé en faveur de l’employabilité et de l’autonomisation économique. À travers ce partenariat stratégique réunissant le gouvernement burkinabè, la Confédération Générale des Entreprises du Faso et la Coopération suisse, les acteurs entendent faire de la formation professionnelle un véritable levier de développement économique.

L’objectif est d’améliorer l’adéquation entre les programmes de formation et les besoins réels des entreprises, tout en facilitant l’insertion professionnelle des jeunes et des femmes. En 2025, le taux de chômage au Burkina Faso est estimé à environ 3,5 % de la population active, selon l’Institut National de la Statistique et de la Démographie (INSD). Un indicateur qui, malgré son niveau relativement faible, masque des réalités liées au sous-emploi et à l’inadéquation entre formation et marché du travail, des enjeux que le projet PREFIP-JF entend précisément adresser.

Renforcer les compétences pour stimuler la création de valeur

Le projet PREFIP-JF vise notamment à renforcer les compétences techniques des bénéficiaires, à soutenir leur intégration dans le tissu économique national et à encourager l’entrepreneuriat. L’approche mise sur une collaboration étroite entre institutions publiques et acteurs économiques afin d’assurer une meilleure transition entre formation et insertion professionnelle.

Les partenaires soulignent également l’importance de l’appui financier et technique de la Coopération suisse, considéré comme un catalyseur pour la mise en œuvre d’une formation professionnelle de qualité, davantage alignée sur les besoins du secteur productif.

À terme, les initiateurs du projet espèrent que cette initiative contribuera à la création d’opportunités durables pour les jeunes et les femmes, tout en renforçant la compétitivité des entreprises burkinabè. Une ambition qui illustre la volonté croissante de faire du capital humain un pilier central du développement économique du pays.

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