ONU : Ces candidats déclarés à succession d’Antonio Guterres

par la rédaction
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La bataille diplomatique pour la succession d’António Guterres à la tête de l’Organisation des Nations Unies ouverte depuis le 25 novembre 2025 suit son cours. À moins d’un an de la fin de son second mandat, plusieurs personnalités internationales se positionnent déjà pour diriger l’institution multilatérale. Si la tradition non écrite de rotation régionale semble favoriser cette fois-ci l’Amérique latine, la dynamique diplomatique actuelle montre une compétition ouverte, où les équilibres politiques internationaux pourraient peser davantage que la seule logique géographique.

04 candidatures déjà enregistrées

À la date du 3 mars 2026, quatre candidatures ont été officiellement soumises, illustrant la diversité des profils et des visions pour l’avenir de l’ONU. Parmi elles figure Macky Sall, ancien président du Sénégal, entré dans la course le 2 mars 2026. Sa candidature, déposée par le Burundi au nom de l’Union africaine, traduit la volonté du continent africain de parler d’une seule voix et de renforcer son influence dans la gouvernance mondiale. Cette démarche marque également une tentative africaine de briguer un poste encore jamais occupé par un dirigeant issu du continent.

Face à lui, Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili et ex-Haute-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, bénéficie du soutien conjoint du Chili, du Brésil et du Mexique depuis l’annonce de sa candidature le 2 février 2026. Son profil rassembleur et son expérience multilatérale nourrissent l’espoir de voir, pour la première fois, une femme accéder au poste de Secrétaire générale.

Autre prétendant déclaré, Rafael Grossi, actuel directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a été le premier à se lancer officiellement dans la course dès le 26 novembre 2025 avec l’appui de l’Argentine. Diplomate chevronné, il mise sur son expertise en matière de sécurité nucléaire et de négociations internationales.

Enfin, Rebeca Grynspan, actuelle secrétaire générale de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), porte la candidature du Costa Rica. Économiste reconnue, elle incarne une approche axée sur le développement durable, la réduction des inégalités et la réforme du système économique international. Dès avril 2026, les candidats prendront part à des dialogues interactifs ouverts devant l’Assemblée générale.

Durant la semaine du 20 avril, chacun présentera son « énoncé de vision », exposant ses priorités stratégiques pour l’organisation et répondant aux questions des États membres ainsi que de la société civile. La phase décisive interviendra en juillet 2026 au Conseil de sécurité. Les quinze membres, dont les cinq permanents États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni  procéderont à des straw polls, des scrutins indicatifs destinés à identifier progressivement un candidat consensuel capable d’éviter un veto. Le choix final devra ensuite être validé par l’Assemblée générale avant la fin de l’année, pour une entrée en fonction prévue le 1er janvier 2027.

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