La société Starlink Network CIV a obtenu l’autorisation du gouvernement ivoirien pour fournir des services d’accès à Internet fixe par satellite sur l’ensemble du territoire national à compter de juillet 2026. L’annonce a été faite le 11 juin 2026 par le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, lors d’une session de Gouv’Talk, le cadre d’échanges en ligne initié par le Centre d’Information et de Communication gouvernementale (CICG).
Selon le ministre, cette autorisation permettra à Starlink de proposer un accès Internet haut débit via satellite, en particulier dans les zones rurales éloignées où les infrastructures traditionnelles restent limitées. Les écoles, centres de santé et populations vivant dans les localités les moins couvertes pourront ainsi bénéficier d’une meilleure connectivité. L’autorisation accordée à l’opérateur est valable pour une durée initiale de douze mois, période au cours de laquelle les autorités évalueront la qualité des services proposés afin de finaliser le cahier des charges définitif.
Djibril Ouattara a également indiqué que le gouvernement entend poursuivre ses efforts en faveur de l’inclusion numérique. Il a notamment annoncé la mise en œuvre prochaine d’initiatives destinées à faciliter l’accès aux smartphones dans les zones rurales, avec pour objectif de permettre à un plus grand nombre de citoyens de se connecter à Internet à moindre coût et avec un meilleur débit.
Dans le même temps, le ministre a confirmé le démarrage du déploiement de la technologie 5G à partir de juillet 2026. Les villes de plus de 25 000 habitants seront progressivement couvertes, tandis que les opérateurs de télécommunications poursuivent les investissements nécessaires à la modernisation de leurs réseaux.
Selon les chiffres communiqués, le taux réel de couverture Internet en Côte d’Ivoire atteint actuellement 95 %, en tenant compte de la fibre optique, des box Internet et des réseaux mobiles 2G, 3G et 4G. Les autorités ambitionnent également d’étendre, au cours des quatre prochaines années, les services GSM à toutes les localités de plus de 800 habitants.
FED