Afrique francophone : la BAD injecte 4,26 milliards FCFA dans le capital-risque des start-up

par la rédaction
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La Banque africaine de développement (BAD) accélère son engagement en faveur de l’entrepreneuriat innovant sur le continent. L’institution mobilise 6,5 millions d’euros, soit environ 4,26 milliards FCFA, à travers une prise de participation dans Saviu Fund II, un fonds tourné vers les start-up technologiques en Afrique francophone.

Par cette opération, la BAD entend soutenir la croissance des jeunes entreprises innovantes et contribuer au renforcement des écosystèmes numériques en Afrique de l’Ouest et du Centre, selon la note de synthèse du projet publiée par l’institution.

Le fonds cible en priorité plusieurs marchés jugés stratégiques pour l’innovation francophone, notamment le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Cameroun, le Togo, le Burkina Faso et le Mali. Des co-investissements en Afrique de l’Est sont également envisagés pour les entreprises souhaitant se développer sur les marchés francophones.

Administré par Saviu Partners, agréée par la Financial Services Commission de Maurice, le véhicule adopte une stratégie sectorielle diversifiée. Il portera une attention particulière à la fintech, au e-commerce B2B, aux logiciels ainsi qu’aux solutions technologiques appliquées aux ressources humaines, à la santé et à l’éducation.

L’engagement de la BAD repose sur une structure mixte : 4,5 millions d’euros mobilisés sur ressources propres et 2 millions d’euros apportés via le programme Boost Africa. La participation de la banque restera plafonnée à 25 % du capital total, tout en lui permettant de siéger au comité consultatif des investisseurs afin de renforcer la gouvernance du fonds.

Cette initiative intervient dans un contexte où l’accès au financement demeure l’un des principaux freins au développement des start-up africaines, notamment en phase d’amorçage et de croissance initiale.

Les capitaux déployés devraient soutenir des entreprises capables d’apporter des réponses concrètes à plusieurs défis structurels : digitalisation des services financiers, santé à distance, éducation numérique, modernisation des chaînes de valeur et formalisation progressive de l’économie informelle grâce aux outils digitaux.

Au-delà du financement, les retombées attendues concernent la création d’emplois directs et indirects, en particulier pour les jeunes et les femmes, le renforcement des compétences entrepreneuriales, l’amélioration de la gouvernance des start-up et l’élargissement de l’assiette fiscale.

Avec cette opération, la BAD affiche une ambition claire : structurer durablement le marché du capital-risque en Afrique francophone, attirer davantage d’investisseurs privés et faire émerger de futurs champions technologiques régionaux.

FED

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