Togo : le FMI approuve un nouveau décaissement de 109,5 millions de dollars

par la rédaction
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Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a validé les troisième et quatrième revues de l’accord conclu avec le Togo au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). Cette décision ouvre la voie à un décaissement immédiat de 80,74 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), soit environ 109,5 millions de dollars, portant le montant total des fonds déjà versés dans le cadre du programme à près de 298,6 millions de dollars.

Selon le FMI, la mise en œuvre du programme économique togolais est « globalement satisfaisante ». La majorité des critères de performance fixés ont été respectés et les réformes structurelles progressent à un rythme qui convainc. Depuis la deuxième revue, sept des huit réformes prévues ont été réalisées, notamment celles visant à renforcer la gestion des finances publiques, la transparence budgétaire et la supervision des entreprises publiques.

Les objectifs de dépenses sociales en faveur des populations les plus vulnérables ont également été atteints. Le programme soutenu par la FEC accompagne les efforts du gouvernement pour faire face aux conséquences de la pandémie de Covid-19, à la hausse des prix mondiaux des denrées alimentaires et de l’énergie, tout en consolidant les bases d’une croissance durable et inclusive. Il vise notamment à renforcer la viabilité des finances publiques, préserver la stabilité du secteur financier et améliorer la gouvernance.

Le FMI souligne que l’économie togolaise a fait preuve de résilience, avec une croissance estimée à environ 6 % en 2025, soutenue par le dynamisme du secteur des services et un recul de l’inflation. Toutefois, l’institution anticipe un ralentissement temporaire de la croissance en 2026, dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, la volatilité des prix de l’énergie, les risques climatiques et l’insécurité régionale.

À court terme, le FMI recommande aux autorités de concilier l’assainissement des finances publiques avec la protection des ménages les plus vulnérables face à la hausse des prix des carburants. L’institution appelle également à accélérer les réformes fiscales afin d’accroître les recettes de l’État, tout en améliorant l’efficacité des dépenses publiques.

Directeur général adjoint du FMI, Kenji Okamura, a insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes destinées à renforcer le secteur bancaire, améliorer la gouvernance des entreprises publiques, notamment dans le secteur de l’électricité, et intensifier la lutte contre la corruption. Selon lui, ces actions demeurent essentielles pour soutenir la compétitivité, attirer davantage d’investissements et favoriser une croissance inclusive au Togo.

C.W.

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