Quelques jours après avoir pris la présidence en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’est rendu mardi à Bamako pour une visite d’amitié et de travail, à l’invitation du président de la Transition malienne, le général Assimi Goïta.
Ce déplacement constitue le premier rendez-vous diplomatique régional du chef de l’État sénégalais depuis son élection à la tête de l’organisation communautaire lors du sommet de Freetown, le 19 juillet dernier. Il intervient dans un contexte marqué par la recomposition des relations entre la Cédéao et les pays de la Confédération des États du Sahel (AES), composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger.
Selon la présidence sénégalaise, cette visite s’inscrit dans la continuité des liens historiques de coopération entre Dakar et Bamako. Les échanges entre les deux dirigeants doivent porter aussi bien sur les relations bilatérales que sur les principaux dossiers régionaux, notamment la sécurité, la paix et l’avenir de l’intégration ouest-africaine.
Bassirou Diomaye Faye connaît déjà le terrain malien. Quelques semaines après son investiture en 2024, il avait effectué une première visite à Bamako afin d’engager le dialogue avec les autorités de la Transition, dans un contexte alors marqué par les tensions entre la Cédéao et les régimes militaires de la région.
Depuis son accession à la présidence de la Cédéao, le chef de l’État sénégalais a affiché sa volonté de renforcer l’autonomie financière de l’organisation, d’accélérer la mutualisation des moyens de sécurité et de rendre opérationnelle la force régionale de lutte contre le terrorisme. Son mandat coïncide également avec la désignation du général sénégalais Birame Diop à la présidence de la Commission de la Cédéao.
La visite de Bamako est ainsi perçue comme un premier test pour la nouvelle présidence sénégalaise. Alors que les relations entre la Cédéao et l’AES restent marquées par de profondes divergences, Dakar entend privilégier le dialogue afin de préserver les passerelles entre les États ouest-africains et contribuer à la recherche d’un nouveau cadre de coopération régionale.
RPM