Nommé le 16 mars 2026, Djibrilla Issa devient directeur de division de la Banque mondiale pour le Sénégal, la Mauritanie, le Cap-Vert, la Guinée-Bissau et la Gambie. Basé à Dakar, il pilotera un portefeuille régional estimé à près de 6 milliards de dollars dédié au développement économique et social. Dans ses nouvelles fonctions, Djibrilla Issa sera chargé de coordonner les opérations et les orientations stratégiques de l’institution dans ces pays. Il travaillera en étroite collaboration avec les gouvernements, les partenaires techniques et financiers ainsi que les acteurs du secteur privé afin de soutenir les politiques de développement.
Cette nomination intervient dans un contexte marqué par l’accélération des efforts des pays ouest-africains pour renforcer la croissance inclusive, moderniser les infrastructures et attirer davantage d’investissements internationaux. L’intervention de la Banque mondiale devrait se concentrer sur des secteurs clés tels que les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, la connectivité numérique et le développement du capital humain.
Ces domaines sont considérés comme essentiels pour stimuler l’emploi, améliorer la compétitivité économique et renforcer la résilience face aux chocs climatiques et économiques. De nationalité nigérienne, Djibrilla Issa a rejoint la Banque mondiale en 2001 en tant que spécialiste du secteur financier. Au cours de sa carrière, il a occupé plusieurs fonctions de responsabilité dans différentes régions du monde, développant une expertise dans les politiques de développement, la finance et la compétitivité. Avant sa nomination, il était directeur sectoriel en charge de la finance, de la compétitivité et de l’investissement pour le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord, l’Afghanistan et le Pakistan.
À ce poste, il a contribué à la mise en œuvre de réformes visant à améliorer l’environnement des affaires et à soutenir une croissance inclusive dans des contextes économiques complexes. Selon certains décideurs publics et des partenaires financiers, cette nomination traduit la volonté de la Banque mondiale de renforcer son engagement en Afrique de l’Ouest, en accompagnant les réformes économiques et en mobilisant des investissements structurants en faveur du développement durable de la région.