La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, le 5 juin 2026, un financement de 103,14 millions d’euros, soit environ 67,65 milliards FCFA, en faveur de la Côte d’Ivoire dans le cadre de la deuxième phase du Programme de renforcement des réseaux électriques et d’accès à l’électricité (PROSER II). Cette intervention s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer l’accès à l’énergie et à accompagner la croissance économique du pays.
D’un coût global estimé à 234,56 millions d’euros, soit près de 154 milliards FCFA, le programme bénéficie également d’un financement de la Banque islamique de développement à hauteur de 83,96 millions d’euros, tandis que l’État ivoirien apporte une contribution de 47,46 millions d’euros. Le projet prévoit notamment l’électrification de 244 localités rurales et l’amélioration de la desserte électrique dans 18 régions du pays, avec pour objectif de raccorder 107 000 ménages supplémentaires au réseau national.
Le PROSER II comprend également des travaux de renforcement des infrastructures électriques dans le Grand Abidjan et dans douze chefs-lieux de département afin de répondre à la progression de la demande énergétique. Le programme prévoit par ailleurs l’installation de 74 010 lampadaires LED à haute efficacité énergétique, destinés à réduire la consommation d’électricité tout en améliorant l’éclairage public dans les zones concernées.
Cette nouvelle phase s’appuie sur les résultats du PROSER I lancé en 2020. Selon les données communiquées, la première phase avait permis l’électrification de 1 509 localités, dépassant les objectifs initiaux, ainsi que la construction de 9 838 kilomètres de lignes électriques. Le PROSER II s’inscrit dans la continuité du Plan national de développement 2026-2030 et du Pacte national Énergie 2025-2030, qui ambitionnent d’atteindre l’accès universel à l’électricité d’ici à 2030.
Au-delà des infrastructures, le programme intègre des volets consacrés à l’employabilité des jeunes, à l’autonomisation économique des femmes et au renforcement des capacités institutionnelles. Les autorités ivoiriennes considèrent l’amélioration de l’accès à l’électricité comme un levier essentiel pour soutenir les activités économiques locales, favoriser la création d’emplois et renforcer l’attractivité des territoires.
RPM