La Banque nationale d’investissement (BNI) a réalisé une année 2025 marquée par une forte croissance de ses activités. Lors d’une conférence de presse tenue à Abidjan, son directeur général, Youssouf Fadiga, a annoncé que le total bilan de l’établissement avait atteint 3 166 milliards de FCFA à fin décembre 2025, contre 2 358 milliards de FCFA un an plus tôt, soit une progression de 34 %. Cette performance permet à la banque de détenir près de 10 % du marché bancaire ivoirien et de se positionner désormais comme la deuxième banque du pays.
Cette évolution a été principalement soutenue par la forte progression des dépôts de la clientèle. Ceux-ci se sont établis à 2 772 milliards de FCFA, en hausse de 51 % sur un an, représentant près de 931 milliards de FCFA de ressources supplémentaires mobilisées en 2025. Selon la direction, cette dynamique est le résultat de l’extension du réseau d’agences, du développement de services adaptés à certains secteurs d’activité et de la poursuite de la digitalisation de l’offre bancaire. Avec environ 13 % de parts de marché dans la collecte des dépôts, la BNI occupe également la deuxième place sur ce segment.
La croissance de l’activité s’est accompagnée d’une amélioration des performances financières. Le produit net bancaire (PNB) a atteint 118,2 milliards de FCFA, contre 100,7 milliards de FCFA en 2024, soit une hausse de 17 %. Dans le même temps, les charges d’exploitation sont restées maîtrisées, avec une progression limitée à 3 %. Cette évolution a permis d’améliorer l’efficacité opérationnelle de la banque, dont le coefficient d’exploitation est passé de 50,48 % à 45,71 % en un an.
Portée par ces résultats, la banque a enregistré un bénéfice net record de 46,8 milliards de FCFA en 2025, en progression de 20 % par rapport aux 38,9 milliards de FCFA réalisés l’année précédente. La BNI a également poursuivi son rôle dans le financement de l’économie ivoirienne, notamment à travers un engagement de près de 163 milliards de FCFA en faveur du secteur extractif. L’établissement a par ailleurs obtenu son accréditation auprès du Fonds vert pour le climat, lui donnant accès à des ressources internationales destinées au financement de projets liés à la transition énergétique et à l’adaptation aux changements climatiques.
Pour 2026, la banque prévoit d’accélérer son développement en renforçant son accompagnement de la diaspora et des petites et moyennes entreprises, en particulier dans les secteurs des mines et des hydrocarbures. Ses priorités porteront également sur le soutien aux acteurs du secteur minier, de la recherche à l’exploitation, ainsi que sur la mise en œuvre de programmes favorisant l’investissement de la diaspora. Parallèlement, les travaux de construction de son futur siège au Plateau, le quartier d’affaires d’Abidjan, sont en phase d’achèvement et son inauguration est attendue avant la fin de l’année.
RPM