La Banque africaine de développement (BAD) renforce son appui aux institutions financières africaines. À Rabat, un programme d’assistance technique doté d’un don d’un million de dollars a été lancé au bénéfice du Groupe Crédit Agricole du Maroc, afin de soutenir la structuration et le financement de projets verts.
Face aux exigences croissantes de la transition écologique, le financement climatique s’impose comme un levier stratégique pour les économies africaines. C’est dans cette dynamique que le Groupe de la Banque africaine de développement, à travers son Initiative pour les banques vertes africaines et le Centre de coopération multilatérale pour le financement du développement, a lancé à Rabat un programme d’assistance technique en faveur du Groupe Crédit Agricole du Maroc (GCAM).
Dotée d’un don d’un million de dollars, cette opération vise à renforcer les capacités institutionnelles, opérationnelles et financières du GCAM. L’objectif est de faciliter la mobilisation de capitaux concessionnels et privés, l’identification et la structuration de projets verts, leur financement et le suivi de leur impact climatique. Le programme s’inscrit dans la mise en œuvre des 04 points cardinaux portés par le président du Groupe de la Banque, Dr Sidi Ould Tah. Ceux-ci sont axés sur la mobilisation des ressources africaines, la solidité des institutions financières, la valorisation du dividende démographique et l’investissement dans des infrastructures résilientes.
Pour la BAD, ce partenariat illustre le rôle croissant des acteurs financiers africains dans la transition écologique. « Ce partenariat entre le Groupe de la Banque africaine de développement et le Groupe Crédit Agricole du Maroc confirme la capacité des institutions africaines à jouer un rôle stratégique dans le financement de projets climatiques ambitieux », a souligné Achraf Tarsim.
Le GCAM y voit un levier pour étendre son action au-delà de ses domaines historiques. « À travers cette initiative, le Groupe Crédit Agricole du Maroc consolide son leadership dans la finance verte… », a indiqué Mustapha Chehhar.
Aligné sur la Contribution déterminée au niveau national du Maroc, le programme cible des secteurs à fort impact, de l’agriculture durable aux énergies propres, et ouvre l’accès à des financements climatiques internationaux. Une démarche qui s’inscrit dans une coopération de long terme, la BAD ayant mobilisé près de 15 milliards d’euros au Maroc depuis 1978 pour soutenir des projets structurants.