Togo-AES : la stratégie de Lomé saluée comme une possible réponse africaine au terrorisme

par la rédaction
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La stratégie du Togo pour le Sahel, dévoilée le 18 avril à Lomé, suscite un intérêt croissant dans la sous-région. Abdoul Karim Sango, ancien ministre burkinabè de la Culture, des Arts et du Tourisme, consultant et enseignant en droit public, a appelé ce lundi à soutenir cette initiative, qu’il considère comme une possible « réponse africaine » au terrorisme.

Selon lui, la démarche togolaise a le mérite de réunir autour d’un même cadre plusieurs acteurs institutionnels et non institutionnels engagés dans la lutte contre l’insécurité. Il y voit la démonstration de la capacité de Lomé à fédérer des parties prenantes diverses autour d’un enjeu devenu central pour l’Afrique de l’Ouest.

Pour l’universitaire, la menace terroriste ne peut plus être analysée à l’échelle d’un seul pays. Longtemps concentrée sur certaines zones sahéliennes, elle touche désormais des États autrefois moins exposés. Dans ce contexte, les réponses doivent, selon lui, être à la fois globales, coordonnées et inclusives.

Il estime que le cadre proposé par Lomé intervient à un moment particulier, marqué par le retrait des pays de l’Alliance des États du Sahel de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Pour lui, cette initiative traduit une volonté de maintenir des passerelles de dialogue dans un environnement régional en recomposition.

Abdoul Karim Sango a particulièrement salué le choix du dialogue politique avec les pays du Sahel comme premier pilier de la stratégie togolaise. Une orientation qu’il interprète comme un signe de compréhension des enjeux sécuritaires et diplomatiques actuels, tout en renforçant le positionnement régional du Togo.

L’ancien ministre a également suggéré l’organisation à Lomé d’un dialogue direct entre les États de la sous-région, sous la médiation du président Faure Gnassingbé. Il a évoqué, à ce sujet, les précédents mécanismes de médiation mis en œuvre en Afrique de l’Ouest, notamment lors de la crise ivoirienne sous Blaise Compaoré.

Alors que plusieurs dispositifs régionaux — G5 Sahel, Initiative d’Accra ou missions spéciales — ont montré leurs limites, Abdoul Karim Sango estime que la nouvelle approche togolaise mérite d’être expérimentée. Pour les observateurs, la recherche de solutions africaines demeure plus que jamais au centre des débats sur la stabilité régionale.

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