United Bank for Africa (UBA) a clôturé l’exercice 2025 sur une progression de ses principaux indicateurs d’activité, tout en affichant une rentabilité en retrait dans un environnement marqué par une gestion prudente des risques.
Le total des actifs du groupe s’est établi à 33 200 milliards de nairas (22,1 milliards USD), en hausse de 9,4 % par rapport à 2024. Les dépôts de la clientèle ont, de leur côté, progressé de 11,8 % à 27 200 milliards de nairas (18,1 milliards USD).
Cette dynamique a été principalement soutenue par les activités hors Nigeria, qui représentent désormais plus de la moitié des revenus, des actifs et des bénéfices du groupe bancaire.
Pour l’exercice clos le 31 décembre 2025, UBA a enregistré un résultat opérationnel supérieur à 1 000 milliards de nairas. Toutefois, la rentabilité a été pénalisée par un niveau élevé de charges liées au risque et par des ajustements financiers.
La banque a ainsi comptabilisé 331 milliards de nairas de provisions pour pertes de crédit. À cela se sont ajoutés 278 milliards de nairas liés à la réévaluation des instruments dérivés et à des effets de change défavorables.
Malgré cette pression sur les résultats, le groupe a renforcé sa structure financière. Ses fonds propres ont atteint 4 250 milliards de nairas (2,8 milliards USD), tandis que son ratio d’adéquation du capital ressort à 23,2 %. Cette évolution a notamment été soutenue par une levée de fonds de 395 milliards de nairas.
Les filiales africaines ont continué de jouer un rôle moteur dans la performance consolidée du groupe. Les bénéfices ont progressé de 53 % en Afrique de l’Ouest et de 61 % en Afrique de l’Est et australe.
Au premier trimestre 2026, la tendance à la croissance des revenus s’est poursuivie. Le produit brut bancaire a progressé de 5 % à 801,5 milliards de nairas (530 milliards USD), grâce à la hausse des revenus d’intérêts (+6,9 %) et des revenus hors intérêts (+17,3 %).
Le résultat opérationnel a augmenté de 12,2 %, tandis que le coût du risque s’est amélioré à 2,02 %.
En revanche, le bénéfice avant impôts a reculé de 21,4 % à 160,7 milliards de nairas (110 milliards USD), et le bénéfice net de 22,8 %, en raison notamment de la normalisation des gains exceptionnels enregistrés en 2024.