Suspension des réseaux sociaux au Gabon : TikTok engage des discussions avec la HAC à Libreville

par la rédaction
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Après la suspension de plusieurs plateformes numériques au Gabon, TikTok tente d’ouvrir une voie de dialogue avec les autorités. Selon l’Agence gabonaise de presse (AGP), une délégation de l’entreprise est attendue à Libreville afin d’échanger avec la Haute Autorité de la Communication (HAC) sur les conditions d’une coopération renforcée et d’un éventuel assouplissement des mesures restrictives.

Un dialogue institutionnel pour apaiser les tensions numériques

Dans un contexte marqué par la décision du régulateur gabonais de suspendre certains réseaux sociaux, TikTok aurait adressé une correspondance officielle aux autorités, indiquant « prendre acte » de la mesure et reconnaître les préoccupations liées aux violations du Code de la communication, notamment la loi n°019/2016 du 9 août 2016.

La plateforme affirme partager l’objectif des autorités de préserver un environnement numérique sécurisé et respectueux des droits des citoyens. Elle assure également vouloir se conformer aux exigences nationales, notamment par le renforcement de la modération des contenus et le respect du cadre légal en matière de liberté d’expression.

Des propositions techniques pour renforcer la régulation des contenus

Pour concrétiser cette volonté de coopération, TikTok propose d’intégrer la HAC à son dispositif TikTok Safety Enforcement Tool (TSET), un mécanisme permettant un traitement prioritaire des signalements émanant des autorités compétentes.

Selon l’AGP, l’entreprise suggère également que le régulateur transmette directement les URL de contenus jugés sensibles ainsi qu’une liste de mots-clés à surveiller afin d’améliorer les systèmes de détection. La plateforme plaide pour une collaboration continue et structurée, estimant qu’une coordination étroite constitue un levier essentiel pour sécuriser l’espace numérique.

Une suspension liée aux dérives de contenus en ligne

Le 17 février 2026, la HAC a annoncé la suspension « jusqu’à nouvel ordre » de plusieurs réseaux sociaux, dont TikTok, Facebook et YouTube. Le régulateur accuse ces plateformes d’héberger des contenus diffamatoires, haineux ou susceptibles de porter atteinte à la cohésion sociale et à la sécurité nationale.

Les autorités ont toutefois précisé qu’il ne s’agissait pas d’une coupure générale d’internet : l’accès au réseau reste opérationnel, seule l’utilisation de certaines plateformes étant concernée.

La mission annoncée à Libreville pourrait ainsi ouvrir la voie à une solution négociée. Pour TikTok, un dialogue technique avec le régulateur gabonais apparaît comme la meilleure option pour concilier encadrement des contenus et maintien des services numériques, dans l’espoir d’une levée progressive des restrictions.

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