Burkina Faso : deux policiers révoqués après le détournement présumé de plus de 45 millions FCFA

par la rédaction
0 commentaires

Le gouvernement burkinabè a prononcé la révocation de deux agents de la Police nationale impliqués dans une affaire de détournement de deniers publics portant sur un montant estimé à 45,216 millions FCFA. La décision a été adoptée lors du Conseil des ministres tenu le 18 juin sous la présidence du chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré.

Selon les informations communiquées à l’issue de la réunion gouvernementale, les fonds concernés étaient destinés à la prise en charge des opérations de l’unité mobile d’intervention de la Police nationale basée à Koin, dans la région de Bankui. Les agents visés sont le lieutenant de police Tiao B. Nicolas, chef du service administratif et financier de la direction régionale de la Police nationale de Bankui, et le sergent-chef de police Ilboudo Pawentoré Marcelin, responsable de la logistique au sein du même service.

Le Conseil des ministres a entériné leur révocation conformément aux dispositions de la loi n°027-2018 portant statut du cadre de la Police nationale ainsi qu’au décret n°2019-0406 relatif au règlement de discipline générale de la Police nationale. Cette mesure s’inscrit dans le cadre des actions engagées par les autorités pour renforcer la discipline administrative et la gestion des ressources publiques.

Au cours de la même session, le gouvernement a adopté deux décrets proposés par le ministère de la Construction de la Patrie. Le premier texte porte sur la catégorisation et les modalités de délivrance des actes de construction. Pris en application du nouveau Code de l’urbanisme et de la construction adopté le 3 mars 2026, il vise à simplifier les procédures administratives en réduisant le nombre de pièces exigées, les coûts supportés par les usagers ainsi que les délais de traitement des demandes.

Le second décret fixe les conditions de délivrance, de renouvellement, de suspension et de retrait des agréments dans les domaines de l’urbanisme, de l’habitat et des infrastructures de transport. Selon le gouvernement, cette réforme doit permettre d’harmoniser le cadre réglementaire et de faciliter l’accès des petites et moyennes entreprises aux activités du secteur de la construction.

Alors que le gouvernement poursuit ses réformes institutionnelles, l’accent est mis à la fois sur la responsabilité dans la gestion des ressources publiques et sur la simplification des procédures destinées aux acteurs économiques.

RPM

Vous aimerez aussi

Laisser un Commentaire