Les finances publiques des États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) affichent une évolution favorable au premier trimestre 2026. Les recettes budgétaires totales ont atteint 5 496,4 milliards de FCFA, en hausse de 9,4 % sur un an. Cette progression repose essentiellement sur la bonne tenue des recettes fiscales, tandis que les recettes non fiscales poursuivent leur repli à l’échelle régionale.
Au premier trimestre 2026, les finances publiques de l’UEMOA ont enregistré une amélioration notable. Selon la note de conjoncture de l’Union, les recettes budgétaires totales des États membres se sont établies à 5 496,4 milliards de FCFA, contre 5 022,7 milliards de FCFA à la même période de 2025. Il en résulte une hausse de 473,7 milliards de FCFA, soit une progression annuelle de 9,4 %.
Cette performance est principalement portée par plusieurs économies de l’Union. La Côte d’Ivoire demeure le principal moteur de cette croissance avec une augmentation de 219,1 milliards de FCFA (+9,9 %). Elle est suivie du Sénégal, dont les recettes progressent de 109,4 milliards (+10,6 %), du Burkina Faso avec 86,3 milliards (+11,8 %), du Togo avec 27,4 milliards (+12,8 %), du Niger avec 23,9 milliards (+8,2 %) et du Bénin avec 8,4 milliards de FCFA supplémentaires (+1,7 %). À l’inverse, la Guinée-Bissau est le seul État de l’Union à enregistrer un recul de ses recettes budgétaires totales, en baisse de 0,8 milliard de FCFA (-2,5 %).
L’analyse des différentes composantes des recettes met en évidence le rôle déterminant de la fiscalité. Les recettes fiscales de l’Union ont progressé de 658 milliards de FCFA, soit une hausse de 15,2 % par rapport au premier trimestre 2025. Tous les États membres ont contribué à cette évolution. La Côte d’Ivoire affiche la plus forte augmentation avec 384 milliards de FCFA (+21,5 %), devant le Sénégal (+116,2 milliards ; +12 %), le Burkina Faso (+98 milliards ; +15,6 %), le Togo (+27,9 milliards ; +13,4 %), le Niger (+21,2 milliards ; +8,1 %), le Bénin (+9,5 milliards ; +2,1 %) et la Guinée-Bissau (+1,2 milliard ; +4,6 %).
En revanche, les recettes non fiscales ont poursuivi leur tendance baissière au niveau régional. Elles reculent de 25 milliards de FCFA, soit 5,1 % en glissement annuel. Cette contre-performance est principalement imputable aux diminutions observées en Côte d’Ivoire (-18,9 milliards ; -6,8 %), au Sénégal (-12,8 milliards ; -22,6 %), au Togo (-0,6 milliard ; -1,3 %) et au Niger (-0,4 milliard ; -1,3 %).
Quelques pays se distinguent toutefois par une amélioration de leurs recettes non fiscales. Le Bénin enregistre une progression de 3,9 milliards de FCFA (+8,4 %), devant le Burkina Faso (+2,9 milliards ; +4,1 %) et la Guinée-Bissau (+0,9 milliard ; +20,2 %).
Dans l’ensemble, ces résultats traduisent une consolidation des ressources publiques au sein de l’UEMOA, portée avant tout par le renforcement de la mobilisation des recettes fiscales. Ils témoignent également des efforts engagés par les administrations fiscales des États membres pour accroître les recettes intérieures, dans un contexte marqué par la nécessité de financer les investissements publics et de préserver les équilibres budgétaires.
C. W.