Réuni en session ce jeudi 6 août 2026, le Sénat béninois, institution créée à la faveur de la révision constitutionnelle de décembre 2025, a procédé à l’élection de son bureau dirigeant. À l’issue des travaux, l’ancien président de la République, Patrice Talon, a été porté à la tête de la chambre haute du Parlement, bénéficiant de la confiance de ses pairs.
Pour cette première mandature, le nouveau président du Sénat sera assisté de Louis Vlavonou, ancien président de l’Assemblée nationale, élu au poste de vice-président. L’ancien ministre de l’Intérieur, Alassane Seïdou, occupera les fonctions de rapporteur, tandis qu’Adidjatou Mathys, ancienne ministre du Travail et de la Fonction publique, a été désignée rapporteure adjointe.

Cette élection marque ainsi le retour officiel de Patrice Talon au sein des sphères décisionnelles nationales, quelques mois après la fin de son mandat présidentiel.
Institué par la loi constitutionnelle du 17 décembre 2025, le Sénat constitue désormais la chambre haute du Parlement béninois, aux côtés de l’Assemblée nationale. Selon l’article 113-1 de la Constitution révisée, cette institution a notamment pour mission de « réguler la vie politique nationale » afin de préserver l’unité nationale, de promouvoir le développement du pays, de garantir la défense du territoire, de renforcer la sécurité publique et de consolider la démocratie ainsi que la paix sociale.
Le Sénat joue également un rôle de veille institutionnelle et d’arbitrage politique. Il contribue au renforcement de la stabilité de l’État et à la continuité de l’action publique, conformément aux nouvelles dispositions constitutionnelles adoptées en décembre 2025.
Composé notamment des anciens présidents de la République, des anciens présidents du Parlement, des anciens présidents de la Cour constitutionnelle, des Chefs d’État-majors à la retraite, ainsi que de personnalités désignées pour leur expérience, le Sénat se veut une institution de sagesse chargée d’accompagner la gouvernance du pays.
C.W.