Réuni le 29 juillet 2026, le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé la neuvième revue de l’accord conclu au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), et autorisé un nouveau décaissement d’environ 33 millions de dollars, soit 24,08 millions de droits de tirage spéciaux (DTS).
Cette enveloppe intervient après l’évaluation positive des performances économiques du pays dans le cadre du programme soutenu par le FMI. L’institution financière internationale estime que les autorités nigériennes ont respecté l’ensemble des critères de performance établis à fin décembre 2025, ce qui confirme les avancées réalisées dans la mise en œuvre des réformes engagées. Approuvé en décembre 2021 et prolongé jusqu’en décembre 2026, ce programme vise à accompagner le Niger dans le renforcement de la stabilité macroéconomique, l’amélioration de la gestion des finances publiques et la mise en place de réformes structurelles favorables à une croissance durable.
Des perspectives économiques portées par les secteurs agricole et pétrolier
Le FMI relève des perspectives économiques encourageantes pour le Niger, malgré un environnement régional encore marqué par d’importants défis sécuritaires et économiques. La croissance du pays, estimée à 6,9 % en 2025, devrait atteindre 7 % en 2026, soutenue principalement par le dynamisme de l’agriculture et du secteur extractif.
L’entrée en phase de montée en puissance des activités pétrolières devrait également renforcer les recettes publiques et contribuer à la réduction du déficit budgétaire. Ces nouvelles ressources offrent au gouvernement des marges supplémentaires pour financer des dépenses prioritaires, notamment dans les secteurs sociaux, les infrastructures et la sécurité alimentaire.
Selon le FMI, la poursuite des efforts de consolidation budgétaire et des réformes structurelles demeure essentielle pour transformer cette dynamique économique en croissance inclusive. L’institution encourage également une gestion efficace et transparente des revenus issus des ressources naturelles afin qu’ils contribuent durablement au développement du pays. Avec ce nouveau décaissement, le FMI confirme son soutien aux orientations économiques du Niger et réaffirme son engagement à accompagner les autorités dans leurs efforts qui visent à renforcer la résilience de l’économie nationale. Malgré les tensions géopolitiques dans la sous-région sahélienne et les effets persistants des crises internationales, le Niger affiche une capacité de résilience saluée par ses partenaires financiers.
Pour le FMI, la poursuite des réformes engagées, combinée à une gestion rigoureuse des nouvelles ressources pétrolières, représente un facteur déterminant pour consolider la stabilité macroéconomique du pays et favoriser une croissance durable au bénéfice des populations.
L’approbation de ce nouveau financement de 33 millions de dollars apparaît ainsi comme un signal fort de confiance envers les orientations économiques du Niger et un soutien supplémentaire aux efforts entrepris pour transformer durablement l’économie nationale.
C.W