Le ministre guinéen du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, a été élu à l’unanimité président du Conseil des gouverneurs de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC). La décision a été entérinée le 8 avril 2026 à l’occasion de la 24e Assemblée générale annuelle de l’institution, organisée à Accra.
Il succède à Cassiel Ato Baah Forson, qui occupait jusque-là la présidence du Conseil des gouverneurs. Ce passage de témoin intervient dans un contexte où les institutions financières régionales sont appelées à renforcer leur rôle face aux pressions budgétaires, aux besoins d’infrastructures et aux enjeux de résilience économique en Afrique de l’Ouest.
Ingénieur en télécommunications, spécialiste de la gouvernance et des partenariats public-privé, Ismaël Nabé s’est imposé ces derniers mois comme l’une des figures montantes de la gouvernance économique guinéenne. Depuis sa nomination au gouvernement en mars 2024, il a notamment piloté le programme Simandou 2040, vaste feuille de route de transformation articulée autour de 122 mégaprojets et de 36 réformes structurantes.
Son action a également été marquée par l’obtention de la première notation souveraine de la Guinée auprès de Standard & Poor’s, établie à B+ avec perspective stable, puis relevée à B+ avec perspective positive en mars 2026. Une évolution perçue comme un signal favorable pour l’attractivité du pays auprès des investisseurs.
Le président de la BIDC et de son Conseil d’administration, George Agyekum Donkor, a salué l’arrivée du ministre guinéen, estimant que son expertise en planification économique, en développement et en coopération internationale constituera un levier important pour la Banque. Selon lui, la capacité du nouveau président à impulser une croissance stratégique, à améliorer l’efficacité opérationnelle et à accroître l’impact régional de l’institution sera déterminante.
Dans sa première prise de parole, Ismaël Nabé a remercié les gouverneurs pour leur confiance et affiché ses priorités. Il entend accélérer la mobilisation des ressources, renforcer le recouvrement du capital, ouvrir davantage la Banque à des membres non régionaux et positionner la BIDC comme la référence du financement du développement en Afrique de l’Ouest.
Le nouveau président a également rendu hommage à son prédécesseur pour la conduite de l’institution dans un environnement marqué par les tensions économiques, géopolitiques et sécuritaires. Il a enfin salué le rôle joué par George Agyekum Donkor dans les avancées récentes de la Banque et dans la promotion de l’intégration économique régionale.