Ismaïl Omar Guelleh a été réélu président de Djibouti pour un sixième mandat, avec 97,81 % des suffrages, selon les résultats officiels complets publiés samedi. Une victoire attendue pour le dirigeant djiboutien, au pouvoir depuis 1999.
Âgé de 78 ans et surnommé « IOG » par une partie de ses compatriotes, le chef de l’État avait revendiqué sa victoire dès les premières tendances, avant même l’annonce des chiffres définitifs. Son principal adversaire, Mohamed Farah Samatar, n’a obtenu que 2,19 % des voix.
Le taux de participation a été annoncé à 80,33 % des quelque 260 000 électeurs inscrits. Sur le terrain toutefois, notamment à Djibouti-Ville, plusieurs observateurs ont fait état d’une mobilisation plus contrastée dans certains bureaux de vote.
Cette nouvelle victoire renforce la continuité politique à la tête d’un État dont la position géographique lui confère une importance stratégique singulière. Situé à proximité du détroit de Bab-el-Mandeb, passage essentiel du commerce maritime mondial, Djibouti accueille plusieurs bases militaires étrangères, notamment françaises, américaines et chinoises.
Grâce à cette localisation, le pays joue un rôle central dans les équilibres sécuritaires et logistiques de la région, malgré un marché intérieur limité. Cette dimension géopolitique reste l’un des principaux leviers de son influence internationale.
La réélection d’Ismaïl Omar Guelleh intervient par ailleurs dans un environnement régional tendu, marqué par les rivalités persistantes dans la Corne de l’Afrique, ainsi que par les crispations entre l’Éthiopie et l’Érythrée. Autant de défis qui continueront de peser sur le prochain mandat du président djiboutien.