La coopération économique entre la Côte d’Ivoire et la République de Maurice pourrait connaître une nouvelle avancée avec le projet d’implantation de la National Commercial Bank (NCB) sur le marché ivoirien. Cette perspective a été évoquée lors d’une audience accordée le 18 juin par la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, Nialé Kaba, à une délégation mauricienne composée de responsables économiques et conduite en présence de Frédérique Lam, consul honoraire de la République de Maurice en Côte d’Ivoire.
Les échanges ont porté sur les opportunités de renforcement des relations économiques et financières entre les deux pays, avec un accent particulier sur le projet de la NCB. Cette initiative s’inscrit dans la volonté commune d’approfondir les investissements croisés et de consolider les liens entre deux économies qui figurent parmi les plus dynamiques de leurs régions respectives.
Au cours de la rencontre, Nialé Kaba a réaffirmé l’engagement du gouvernement ivoirien en faveur d’un environnement des affaires attractif, sécurisé et compétitif. Elle a souligné que la Côte d’Ivoire demeure ouverte aux initiatives susceptibles de soutenir la croissance économique, de favoriser la création d’emplois et de contribuer au développement du secteur financier national dans le respect du cadre réglementaire en vigueur. Pour la ministre d’État, l’intérêt manifesté par la National Commercial Bank constitue également un signe de confiance envers les performances économiques enregistrées par le pays ces dernières années.
Du côté mauricien, la Côte d’Ivoire est perçue comme une plateforme stratégique pour accéder au marché ouest-africain. Les représentants de la délégation ont exprimé leur volonté de participer davantage au financement des entreprises, au développement du commerce régional et à l’accompagnement des investissements privés. Ils ont indiqué que la National Commercial Bank entend mettre son expertise bancaire et financière au service des opérateurs économiques ivoiriens et des acteurs de la sous-région.
Frédérique Lam a pour sa part mis en avant la complémentarité des économies mauricienne et ivoirienne. Selon lui, l’expertise développée par Maurice dans les services financiers et bancaires, combinée au dynamisme économique de la Côte d’Ivoire, crée un contexte favorable à l’émergence de nouveaux partenariats et à l’intensification des échanges entre les secteurs privés des deux pays.
Au-delà du projet bancaire, les discussions ont également porté sur plusieurs pistes de coopération dans les domaines des investissements, du commerce, des services financiers et de l’accompagnement des entreprises. Les deux parties ont convenu de poursuivre les échanges afin d’examiner les modalités de concrétisation de cette implantation et d’identifier de nouvelles opportunités de collaboration.
Cette démarche illustre le renforcement progressif des relations économiques entre Abidjan et Port-Louis. Elle témoigne également de l’intérêt croissant des investisseurs mauriciens pour le marché ivoirien, considéré comme l’un des principaux moteurs de croissance en Afrique de l’Ouest.
RPM