Le Niger est en passe d’obtenir un nouveau financement de 33 millions de dollars du Fonds monétaire international (FMI) à la suite de l’achèvement du neuvième examen de son programme économique appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC). L’annonce a été faite par l’institution financière internationale dans un communiqué publié le 12 juin.
Ce décaissement s’inscrit dans le cadre du soutien apporté par le FMI aux efforts des autorités nigériennes visant à consolider la stabilité macroéconomique du pays et à favoriser une croissance durable, inclusive et davantage portée par le secteur privé. Selon l’institution de Bretton Woods, la mise en œuvre des réformes prévues dans le cadre du programme se poursuit de manière satisfaisante.
Le FMI souligne que l’ensemble des critères de performance et des objectifs indicatifs fixés à la fin de l’année 2025 ainsi qu’au premier trimestre 2026 ont été atteints. L’institution relève également des avancées significatives dans la gestion des flux de trésorerie et des arriérés de paiement, ainsi que dans le renforcement de la transparence de la gouvernance publique.
Parmi les progrès salués figure notamment la publication des contrats pétroliers conclus entre l’État nigérien et les compagnies pétrolières opérant dans le pays. Une initiative qui s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer la transparence dans la gestion des ressources naturelles et d’améliorer la gouvernance économique.
L’économie nigérienne continue par ailleurs d’afficher des résultats jugés encourageants. Le FMI estime la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel à 6,9 % pour l’année 2025, confirmant ainsi le dynamisme de l’activité économique. Les projections pour 2026 demeurent également favorables avec une croissance attendue autour de 7 %, avant une stabilisation à moyen terme autour de 6,1 %.
Sur le front des prix, l’inflation poursuit son recul. Après un taux estimé à -4,7 % en 2025, elle devrait s’établir à -1,9 % en 2026. Cette évolution intervient dans un contexte marqué par des tensions internationales ayant entraîné une hausse des coûts du transport et des importations, notamment sous l’effet des perturbations observées au Moyen-Orient.
Malgré ces performances, le FMI souligne que les perspectives économiques du Niger restent exposées à plusieurs facteurs de risque. Les défis sécuritaires persistants, les aléas climatiques ainsi que les importantes contraintes budgétaires liées aux besoins de financement de l’État continuent de peser sur l’environnement économique.
Face à ces enjeux, les autorités nigériennes ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les réformes engagées. Les efforts porteront notamment sur le renforcement de la mobilisation des recettes publiques, l’amélioration de la gouvernance et la consolidation des mécanismes de transparence dans la gestion des finances publiques.
Le soutien au secteur financier figure également parmi les priorités du gouvernement. Des programmes appuyés par la Banque mondiale devraient contribuer au renforcement du système bancaire et à l’accompagnement des micro, petites et moyennes entreprises (MPME), considérées comme des moteurs essentiels de la croissance et de la création d’emplois.
Avec ce nouveau décaissement attendu, le Niger consolide sa coopération avec le FMI et bénéficie d’un signal positif de la part de ses partenaires financiers internationaux. Une confiance qui repose sur les résultats enregistrés dans la conduite des réformes économiques et sur les perspectives de croissance qui demeurent parmi les plus soutenues de la région.
RPM